mardi, 10 octobre 2017

L'accessibilité : tester pour le vivre

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Feux tricolores sonores, dalles podotactiles ou trottoirs élargis, rampes, sont autant d'aménagements qui facilitent le quotidien des personnes en situation de handicap./ Photo V. T.
Article issu du journal "La Dépêche du Midi" du 10/10/2017

Dans le cadre de la semaine de l'Accessibilité, le collectif Access a proposé aux élus des cinq plus grandes villes du département de vivre en immersion totale, le temps d'une sortie en centre-ville, le quotidien des personnes en situation de handicap. À Bagnères-de-Bigorre, deux élus, Pierre Abbadie et Marie-Lise Despiau, ainsi que la directrice adjointe des services techniques, Julie Colosio, ont tenté l'expérience, soucieux de mieux appréhender les difficultés rencontrées par les personnes concernées et donc de répondre au mieux à leurs besoins en termes d'accessibilité.

 Cette réunion de travail sous forme de travaux pratiques a démarré dès le passage par la case ascenseur de l'hôtel de ville, franchie sans aucune difficulté. Puis, direction le jardin des Vignaux, les Coustous et les halles, soit autant de lieux emblématiques où divers aménagements facilitent d'ores et déjà la tâche des personnes en situation de handicap moteur ou visuel. Mais les bénévoles du collectif ont aussi relevé quelques obstacles dont le franchissement n'est pas aisé, voire impossible. Trottoirs, feux tricolores, passages cloutés, accès aux commerces, etc., rien n'a échappé à leur vigilance.

Encore beaucoup à faire dans la ville

«On aide les élus à améliorer l'accessibilité de leur commune en attirant leur attention sur ce qui ne va pas mais on veut aussi montrer les bons exemples», a souligné Odile Le Galliotte, directrice de la délégation départementale de l'APF.

«À Bagnères, il reste beaucoup à faire mais on a déjà fait beaucoup», a résumé le maire de la ville, Claude Cazabat. Effectivement, les municipalités successives réalisent chaque année divers travaux, allant de la simple mise aux normes à des chantiers tels que la création, en 2009, de la zone de rencontre, la réhabilitation récente de l'école Jules-Ferry ou l'aménagement réalisé actuellement devant l'office de tourisme, sans oublier divers travaux d'accessibilité prévus à son AD'AP (stade Cazenave, conservatoire botanique, Villa «Campan», écoles Calendreta et Achard, gymnases Cordier et de La Plaine, mairie annexe de Lesponne, tennis du Salut) et les 35 places de stationnement gratuit réservées.

dimanche, 08 octobre 2017

Le Pyrénées Gascogne N°1

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Vous trouverez ci-joint en téléchargement le nouveau journal du territoire 32/65 pour les mois d'octobre, novembre et décembre 2017, en cliquant ICI

Au sommaire, notamment,l'Edito, Infos Nationales, Infos du territoire, etc...

Vous trouverez aussi le COUPON REPONSE A RENVOYER (en format Word) en cliquant : ICI

samedi, 07 octobre 2017

Les élus mis dans la peau de personnes handicapées

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Article issu du journal "La Dépêche du Midi" du 06/10/2017

Quand on est valide, la semaine de l'Accessibilité, ça ne paraît pas une priorité… Pourtant, l'accessibilité pour les personnes handicapées (non-voyantes, en fauteuil…), c'est capital. Aussi, le Collectif Access, qui regroupe APF, Valentin-Haüy, AFM-Téléthon, a organisé une opération assez originale envers les élus et les responsables techniques de grandes villes du département : les mettre en situation de handicap. Ainsi, Christian Escobedo (adjoint à la circulation/stationnement) et plusieurs services municipaux (dont Joëlle Le Lay, chef de projet accessibilité) se sont prêtés à l'expérience. «L'idée, c'est de faire toucher du doigt la réalité du quotidien d'une personne handicapée, souligne Odile Le Galliotte, responsable de l'APF 65. Alors, nous allons faire un petit circuit dans la ville pour voir, ensemble, ce qui va et ce qui va moins bien. Et montrer que c'est difficile, malgré des aménagements conséquents, ici, à Tarbes. Les choses avancent…» Ce n'est peut-être pas l'avis des testeurs, qui ont d'abord écouté les trésors d'ingéniosité développés par Jacques Asfaux, de l'association Valentin-Haüy, afin de se repérer dans la ville, avant de parcourir le circuit, en fauteuil. Un circuit court, mais exténuant. «J'ai mal au bras, les contraintes sont élevées, avoue Pascal, employé au service paysages, espaces publics, pourtant en pleine forme. Et puis, le moindre dévers devient un obstacle, sans compter les grilles, où les roues peuvent se coincer. En prime, il y a la hauteur, on n'appréhende pas l'espace de la même manière. C'est impressionnant !» Même surprise pour Pierre, employé à la voirie : «Je suis, du coup, très concerné et pour moi, circuler en fauteuil, c'est physique, mais c'est surtout très stressant. Il faut faire attention à la moindre déclivité pour ne pas se laisser embarquer, et puis de circuler sur un trottoir avec les voitures et les bus qui passent au ras, sans avoir la possibilité de s'écarter d'un coup, c'est même flippant ! En tout cas, c'est une expérience enrichissante.»

Toujours utile, donc, même si, de l'avis des personnes en situation de handicap, à Tarbes, l'accessibilité est plutôt bonne, hormis dans quelques commerces. «Mais les choses évoluent, assure Odile Le Galliotte, sauf peut-être le regard des autres.» À méditer…

Être en situation pour comprendre le handicap

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Les techniciens municipaux (à gauche) et J.-M. Da Benta (au centre des fauteuils roulants) sur le parcours que leur avait préparé le comité Access 65 afin de mesurer les difficultés que rencontrent les PMR./ Photo A. Maillé.
Article issu du journal " La Dépêche du Midi" du 06/10/2017

À l'occasion de la semaine de l'Accessibilité, le collectif Access 65 a mis en situation de handicap élu et techniciens municipaux de Lannemezan en charge du dossier de l'accessibilité.

À l'initiative du collectif Accès 65, c'est une expérience enrichissante au plan professionnel, mais aussi personnel qu'ont vécue Jean-Marie Da Benta, adjoint au maire en charge du dossier de l'accessibilité ; Laurent Tourreau, technicien ; Norbert Enbum, le directeur des services techniques, et Pierre Duvielh, du bureau d'études. Autant de services de la ville concernés par la mise en œuvre des mesures et aménagement destinés à créer les conditions d'accessibilité au niveau de la voirie, des établissements recevant du public comme les commerces, et des transports.

Sur proposition du collectif Access 65, élu et techniciens se sont déplacés de la mairie au stade municipal, puis du stade à la salle des fêtes. Les uns en fauteuil roulant, les autres en situation d'une personne déficiente visuelle. Ils ont pu mesurer les difficultés à se déplacer en sécurité qu'éprouvent les Personnes à mobilité réduite (PMR). Mesurer combien un tel trajet ne pose aucun problème pour une personne valide, mais peut se transformer en véritable parcours du combattant pour les personnes handicapées. Pour Jean-Marie Da Benta : «Les difficultés à se déplacer dans ces conditions de handicap sont impressionnantes et insoupçonnables pour une personne valide. Cela nous incite à poursuivre nos efforts pour tendre vers une accessibilité totale».


Le chiffre : 4

Associations >Membres du collectif Access. AFM 65, Handi Spina, APD 65, et AVH.


Une action de sensibilisation

«Notre action n'est pas destinée à mettre en exergue ce qui ne va pas ou les points négatifs, indique Bernard Duolé, président d'Handi Spina et membre du collectif Access 65. Mais plutôt de montrer ce qui a été fait et ce qui reste à faire.»

Les participants : Bernard Duolé ; Odile Le Galliotte, directrice Association des paralysés de France du 32- 65 (APF) ; Philippe Dupuy, de l'association Valentin-Haüy ; Jean Grimaldi, bénévole ; Jérémy Élisabeth, bénévole APF ; Muriel Delas, bénévole APF.