lundi, 16 octobre 2017

Semaine de l' Accessibilité : mises en situation à Vic-en-Bigorre

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Un cœur de ville, avant la traverséeouest-est, où des difficultés ont été rencontrées ./ Photo J. P.
Article issu du journal "La Dépêche du Midi" du 13/10/2017

Un collectif de quatre associations œuvre, depuis dix ans, pour « promouvoir l'accès à tout et pour tous». Une accessibilité qualifiée «d'enjeu essentiel » qui progresse mais pas à la mesure de l'enjeu, malgré l' arsenal juridique (loi de 2005 sur l'accessibilité des lieux publics, l' ordonnance de novembre 2014 créant l'Agenda d'accessibilité programmée Ad'Ap), la tenue d'un deuxième comité interministériel du handicap en décembre 2016 et jusqu'à l'arrêté d' avril 2017 relatif à l'accessibilité des établissements recevant du public (ERP) lors de leur construction . Dans le cadre de la semaine de l'Accessibilité, le collectif Access 65 a organisé une action de sensibilisation dans cinq communes des Hautes-Pyrénées (Bagnères, Lannemezan , Lourdes , Tarbes , Vic), une tournée avec rendez-vous demandé à la mairie par courrier , dès fin juin, pour une déambulation associant à la délégation du collectif élus et représentants des services techniques placés en situation de handicap moteur ou visuel. Une délégation du collectif du département et de Vic, associatifs militants, adhérents, engagés, bénévoles ; Odile Le Galliotte, directrice de la délégation 65 de l' Association des paralysés de France (APF65) ; Jocelyne Carjuzaa, d'AFM Téléthon ; Bernard Duolé, de l'association Handi Spina ; Jacques Asfaux, de l'association Valentin-Haüy ; Audrey Marciniak, Maud Lecomte et Éric Rault, pour ne citer qu'eux, sont arrivés en mairie pour un rendez -vous qui n'a pas démarré sous les meilleurs auspices.

 

Un projet de rénovation du centre-ville

Un accueil défaillant que Sidonie Cardouat, adjointe, rejointe par Jean-Paul Pène, a excusé, convenant d'un «couac». Odile Le Galliotte soulignera que «ce qui est important, c'est le dialogue », tout en interrogeant sur le manque de réunion de la commission d'accessibilité à Vic, l'absence de représentants des services techniques et en exprimant ce ressenti «Vic, commune où il y a le plus de difficultés à dialoguer». Explications, puis informations des élus autour du projet de rénovation du centre-ville qui intégrera les éléments de déplacements facilités pour les usagers piétons, cyclistes , personnes à mobilité réduite … Et une fois les tensions apaisées, départ pour un circuit urbain , Sidonie Cardouat et Jean -Paul Pène en utilisateurs de fauteuils de handicapés.

Itinéraire depuis la place de la mairie, traversée du boulevard Gallieni et rencontre du premier écueil avec impossibilité de franchir l'angle boulevard Galliéni- rue Jacques-Fourcade (sur le trottoir, une signalétique verticale empêche le passage du fauteuil ), retour place de la mairie avec traversée, cette fois, au feu tricolore ; direction place du Corps -Franc -Pommiès (pôle des services publics, centre multimédia avec les salles de spectacle), avant retour boulevard Alsace-Lorraine et l'accessibilité de commerces , nouvelle traversée vers la médiathèque. Tout un parcours avec de bons points et des difficultés dont la délégation fera un compte rendu précis.

mardi, 10 octobre 2017

L'accessibilité : tester pour le vivre

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Feux tricolores sonores, dalles podotactiles ou trottoirs élargis, rampes, sont autant d'aménagements qui facilitent le quotidien des personnes en situation de handicap./ Photo V. T.
Article issu du journal "La Dépêche du Midi" du 10/10/2017

Dans le cadre de la semaine de l'Accessibilité, le collectif Access a proposé aux élus des cinq plus grandes villes du département de vivre en immersion totale, le temps d'une sortie en centre-ville, le quotidien des personnes en situation de handicap. À Bagnères-de-Bigorre, deux élus, Pierre Abbadie et Marie-Lise Despiau, ainsi que la directrice adjointe des services techniques, Julie Colosio, ont tenté l'expérience, soucieux de mieux appréhender les difficultés rencontrées par les personnes concernées et donc de répondre au mieux à leurs besoins en termes d'accessibilité.

 Cette réunion de travail sous forme de travaux pratiques a démarré dès le passage par la case ascenseur de l'hôtel de ville, franchie sans aucune difficulté. Puis, direction le jardin des Vignaux, les Coustous et les halles, soit autant de lieux emblématiques où divers aménagements facilitent d'ores et déjà la tâche des personnes en situation de handicap moteur ou visuel. Mais les bénévoles du collectif ont aussi relevé quelques obstacles dont le franchissement n'est pas aisé, voire impossible. Trottoirs, feux tricolores, passages cloutés, accès aux commerces, etc., rien n'a échappé à leur vigilance.

Encore beaucoup à faire dans la ville

«On aide les élus à améliorer l'accessibilité de leur commune en attirant leur attention sur ce qui ne va pas mais on veut aussi montrer les bons exemples», a souligné Odile Le Galliotte, directrice de la délégation départementale de l'APF.

«À Bagnères, il reste beaucoup à faire mais on a déjà fait beaucoup», a résumé le maire de la ville, Claude Cazabat. Effectivement, les municipalités successives réalisent chaque année divers travaux, allant de la simple mise aux normes à des chantiers tels que la création, en 2009, de la zone de rencontre, la réhabilitation récente de l'école Jules-Ferry ou l'aménagement réalisé actuellement devant l'office de tourisme, sans oublier divers travaux d'accessibilité prévus à son AD'AP (stade Cazenave, conservatoire botanique, Villa «Campan», écoles Calendreta et Achard, gymnases Cordier et de La Plaine, mairie annexe de Lesponne, tennis du Salut) et les 35 places de stationnement gratuit réservées.

dimanche, 08 octobre 2017

Le Pyrénées Gascogne N°1

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Vous trouverez ci-joint en téléchargement le nouveau journal du territoire 32/65 pour les mois d'octobre, novembre et décembre 2017, en cliquant ICI

Au sommaire, notamment,l'Edito, Infos Nationales, Infos du territoire, etc...

Vous trouverez aussi le COUPON REPONSE A RENVOYER (en format Word) en cliquant : ICI

samedi, 07 octobre 2017

Les élus mis dans la peau de personnes handicapées

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Article issu du journal "La Dépêche du Midi" du 06/10/2017

Quand on est valide, la semaine de l'Accessibilité, ça ne paraît pas une priorité… Pourtant, l'accessibilité pour les personnes handicapées (non-voyantes, en fauteuil…), c'est capital. Aussi, le Collectif Access, qui regroupe APF, Valentin-Haüy, AFM-Téléthon, a organisé une opération assez originale envers les élus et les responsables techniques de grandes villes du département : les mettre en situation de handicap. Ainsi, Christian Escobedo (adjoint à la circulation/stationnement) et plusieurs services municipaux (dont Joëlle Le Lay, chef de projet accessibilité) se sont prêtés à l'expérience. «L'idée, c'est de faire toucher du doigt la réalité du quotidien d'une personne handicapée, souligne Odile Le Galliotte, responsable de l'APF 65. Alors, nous allons faire un petit circuit dans la ville pour voir, ensemble, ce qui va et ce qui va moins bien. Et montrer que c'est difficile, malgré des aménagements conséquents, ici, à Tarbes. Les choses avancent…» Ce n'est peut-être pas l'avis des testeurs, qui ont d'abord écouté les trésors d'ingéniosité développés par Jacques Asfaux, de l'association Valentin-Haüy, afin de se repérer dans la ville, avant de parcourir le circuit, en fauteuil. Un circuit court, mais exténuant. «J'ai mal au bras, les contraintes sont élevées, avoue Pascal, employé au service paysages, espaces publics, pourtant en pleine forme. Et puis, le moindre dévers devient un obstacle, sans compter les grilles, où les roues peuvent se coincer. En prime, il y a la hauteur, on n'appréhende pas l'espace de la même manière. C'est impressionnant !» Même surprise pour Pierre, employé à la voirie : «Je suis, du coup, très concerné et pour moi, circuler en fauteuil, c'est physique, mais c'est surtout très stressant. Il faut faire attention à la moindre déclivité pour ne pas se laisser embarquer, et puis de circuler sur un trottoir avec les voitures et les bus qui passent au ras, sans avoir la possibilité de s'écarter d'un coup, c'est même flippant ! En tout cas, c'est une expérience enrichissante.»

Toujours utile, donc, même si, de l'avis des personnes en situation de handicap, à Tarbes, l'accessibilité est plutôt bonne, hormis dans quelques commerces. «Mais les choses évoluent, assure Odile Le Galliotte, sauf peut-être le regard des autres.» À méditer…